A propos – Bruxelles sur Seine

A propos

Horizon de Paris et Tour Eiffel

Les Nations-Unions annonçaient à la fin des années quatre-vingt, que l’an 2000 marquerait notre passage vers une nouvelle forme de civilisation : la civilisation urbaine. Cette nouvelle ère serait celle des villes, de toutes les villes, du Nord au Sud, avec des réalités aussi diverses que multiples. Ce passage inéluctable allait aussi s’accompagner de profondes mutations sociétales qui obligeraient nos villes à inventer de nouveaux modèles urbains. Confrontées à des problèmes complexes, elles devraient faire preuve d’inventivité pour trouver des réponses, pas toujours transposables, mais riches d’enseignement, car apportant des solutions originales aux nouveaux défis urbains.

Grand Place de Bruxelles avec des gens assis par terre

La Région bruxelloise, comme la Région Île de France, sont devenues depuis plusieurs décennies, des lieux de transformation sociales uniques dont nous mesurons chaque jour l’ampleur et la diversité. Les opérateurs de terrain sont acteurs de ces reconfigurations urbaines à travers leurs pratiques et processus expérimentaux. La Commission communautaire française a souhaité accompagner ce mouvement en s’appuyant sur un réseau riche et dense d’opérateurs de terrain. Laboratoires d’expériences territoriales nouvelles, nos deux villes-régions (Paris et Bruxelles) ont toutes les raisons de se rapprocher et d’entrer en dialogue et en projet. Quatre rencontres ont déjà été organisées, de 2015 à 2018, dont l’objectif était de cerner ce qui nous rapprocher, ce qui est transposable ou adaptable, ce qui peut devenir source de partenariats ou créatifs de réseaux thématiques.

La société civile, les centres de recherche et les universités, les acteurs culturels et sociaux, les opérateurs économiques, le monde médical et environnemental, prennent part aux grands débats mondiaux avec l’espoir d’influer, de manière directe ou indirecte, sur les décisions qui seront prises dans les enceintes internationales. La globalisation a eu pour effet une explosion des échanges internationaux, voire une banalisation de ceux-ci : ils font désormais partie intégrante des activités menées par les villes, les régions, comme aussi par les entreprises et les organisations non gouvernementales.

Fresque de BD sur un mur

La pratique des réseaux se généralise au-delà de la territorialité des États. De nouvelles pratiques partenariales se créent, fruit de l’interdépendance croissante de nos sociétés. Elles sont multiformes et permettent de lutter contre les effets de la globalisation que sont l’uniformisation des savoirs, des pratiques, des modèles culturels, sociaux, de santé, etc.

Il est évident que ce qui se fait ailleurs est porteur de réponses novatrices, et que la mise en réseau de ces expériences est source d’innovation au bénéfice de nos populations urbaines.

Les villes européennes ont adopté en 2000, une Charte européenne des droits de l’homme dans la ville par laquelle elles s’engagent à faire respecter, à l’échelon local, mes droits humains fondamentaux. Car pour elles : “[…] la ville est devenue l’avenir de l’homme. Elle est aujourd’hui le lieu de toutes les rencontres donc de tous les possibles. Elle est aussi le champ de toutes les contradictions donc de tous les périls”[1].

 

[1] Charte européenne des droits de l’homme dans la ville, 2000