Fin des territoires et communautés plurielles – 2015 – Bruxelles sur Seine

Fin des territoires et communautés plurielles – 2015

La mondialisation a affaibli les Etats-nations, leur a fait perdre le monopole du contrôle de la régulation sociétale.

Aujourd’hui, l’individu s’identifie moins à un territoire qui le définit comme citoyen et qui lui confère une identité, qu’à une multitude de relations transterritoriales, qui sont bien souvent mouvantes et non hiérarchisées. Les flux migratoires participent aussi à ce phénomène de décomposition des espaces territoriaux. En effet, les migrations arrachent les individus de leur appartenance à un territoire d’origine pour les enraciner dans un autre. Le migrant, plongé dans un nouveau référent territorial, va s’arrimer à des espaces reconstruits, « des ensembles microcommunautaires » au sein desquels il peut maintenir le lien avec son territoire d’appartenance. La pratique des réseaux se généralise transcendant les territorialités des Etats. De nouvelles solidarités se créent, fruit de l’interdépendance croissante de nos sociétés. Elles sont multiformes, changeantes, contestataires ou, au contraire, conservatrices.

 

La société civile envahit l’échiquier international au sein duquel l’homme contemporain vit de nouvelles formes de nomadisme, réelles, imaginaires ou virtuelles. Il devient sans cesse plus cosmopolite dans un monde où la frontière entre l’ici et l’ailleurs s’efface progressivement. Cette perte de repères territoriaux va-t-elle encourager l’ouverture à la différence ou, au contraire, va-t-elle favoriser l’apparition de particularismes exacerbés ?

 

Les villes européennes ont adopté en 2000 une Charte européenne des droits de l’homme dans la ville par laquelle elles s’engagent à faire respecter à l’échelon local les droits humains fondamentaux : « (…) La ville est ainsi devenue l’avenir de l’homme. Elle est aujourd’hui le lieu de toutes les rencontres donc de tous les possibles. Elle est aussi le champ de toutes les contradictions donc de tous les périls ».

A travers cette journée de séminaire, des praticiens et des chercheurs bruxellois et franciliens se croisent et travaillent à de nouvelles voies de conciliation.


Pour jeter un oeil au rapport de cette journée, cliquez ici.